Venus de Mostar, nous passons la frontière croate pour attraper de justesse le ferry qui nous emmène à la presqu’île de Peljesac.
Nous débarquons de nuit au petit port de Trepanj. Le camping est a quelques kilomètres plus loin sur la cote. Nous nous y rendons à la lueur de la pleine lune. Descendant le chemin vers la plage, devant nous, deux ombres passent. Cela semble être des chiens mais, farouches.
Hors saison la réception est fermée, cependant le terrain reste libre d'accès. Nous sommes seuls dans une impasse. Au milieu des palmiers et à 30 mètres de la plage, le cadre est idyllique, mais Céline est inquiète.
On monte vite la tente. Il est 23h, nous décidons de nous laver.
Tout a coup, des cris lugubres s'élèvent autour de nous et se répandent partout dans la montagne. Céline commence a paniquer : “Ce sont des loups !”
Nicolas tente de la rassurer, il n'y a pas de loups et les loups craignent l'homme, mais rien à faire et ça se comprend.
Tant pis pour la toilette, elle veut rentrer sous la tente. Nicolas lui fait prendre un somnifère pour être sur de passer une nuit tranquille. Il les réentendra plusieurs fois pendant la nuit. Heureusement, Céline dort.
Le lendemain matin, des ouvriers qui travaillent au camping, nous expliquent : ce sont des chagalls, des meutes de chiens sauvages. On en a l'habitude ici et ce n'est pas dangereux.