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LA FRANCE DU 10 AU 19 AOUT 2005

 Cliquez ici pour voir le chemin parcouru en France

10 août 2005 : LE GRAND DEPART
(La Blandinière à La Lacelle dans l’Orne)

1er bivouac

Cela fait plusieurs mois que l’on ne s’est pas entraînés, occupés à l’organisation du mariage et de la préparation théorique et technique du voyage.

Le voilà arrivé ce grand moment, on dit au revoir aux parents, une bonne raison pour se dire « je t’aime » ; des moments comme ça, il ne faut pas les rater.

Et puis c’est le premier coup de pédales :

« - Paré Céline ? »

« - Paré ! »

C’est notre code pour partir en rythme sur le tandem.

C’est aussi la sensation des premiers centimètres du voyage qui se déroulent sous la roue avant.

On tourne le regard vers la piste de bitume que l’on connaît, la même qui touche à celle de Venise, Istanbul, Katmandou peut-être …

Premier virage, un dernier regard à la ferme qui disparaît.

Cinq ans de réflexion et de préparation, mais cette fois on ne part plus pour des vacances, c’est autre chose, ce n’est pas une parenthèse non plus, c’est notre vie .

On a des larmes plein les yeux, de toute la journée on ne se parle pas, la gorge serrée, je ne peux rien avaler. Chacun cherche ses marques.

Le soir tombe, on trouve un champ tranquille ou bivouaquer.

Un rêve de gosse qui ne me quitte pas depuis tant d’années et puis aujourd’hui, maintenant, on se jette à l’eau.

 

LE 12 AOUT

Vitrail Chartres

Rassurez-vous, depuis 24 heures ça va mieux, les langues se délient et l’émotion du départ est passée.

 

Nous arrivons à Chartres pour y retrouver Arnaud qui nous rapporte du matériel oublié.

Ce sera un des derniers visages connus avant longtemps.

LE 13 AOUT : LA CURIOSITE N’EST PAS UN VILAIN DEFAUT

La capitale de l'épouvantail

 

 

Beaucoup de gens s’intéressent à nous et à notre engin et quand ils demandent : « Jusqu’ou allez-vous ? » Et nous de répondre : « En Inde. » La réponse suffit soit à les faire fuir, soit à les piquer de curiosité et nous bombarder de questions.

 

Donc voilà, on décide de dire qu’on va en Suisse, ainsi on passe moins pour des hurluberlus. Mais lorsque les badauds accrochent, on lâche le morceau.

LE 14 AOUT 2005 : PREMIERS GESTES D’HOSPITALITE

Toit vrillé

 

Fin de matinée, on fait une pause pour acheter du pain au village de Sainville (Eure).

On s’est arrêtés sous les fenêtres de la famille Rousseau. Nathalie sort de chez elle avec ses enfants et nous invite à prendre l’apéro, elle nous propose même de déjeuner avec eux. On ne va pas abuser, l’apéro, c’est déjà beaucoup …  Et puis, si on veut avancer ! …

En partant, François, 8 ans, nous offre sa tablette de chocolat préférée.

Ce sont les premiers gestes d’hospitalité de notre voyage et ils nous touchent beaucoup.

Cécile et Stéphane Duflocq

 

L’après-midi, nous parcourons 80 kilomètres pour arriver chez leurs cousins Cécile et Stéphane Duflocq à La Madeleine Sur Loing (Yonne). On plante la tente près de leur hangar. Le lendemain, ils nous offrent petit déjeuner et douche.

LE 16 AOUT 2005 : DUR, DUR, POUR LES CUISSES

Malgré la plaine et le vent dans le dos, c’est dur pour les cuisses, on paie le manque d’entraînement de ces derniers mois , on anticipe les routes de montagnes.

On essaie d’arrêter vers 18h30 pour planter la tente et manger avant la nuit.

Cette fois-ci, nous voici à Saint Florentin dans l’Yonne, on demande dans une ferme qui nous propose le champ voisin. C’est la famille De Tavernier qui nous accueille.

 

 Couché soleil vu du bivouac

 
 Cuisine du soir

 
 

Le 17 AOUT 2005 : ON N’EST PAS FRANÇAIS POUR RIEN


Nous voici en route vers le village de Chaource, ce nom sonnait bon le fromage : la gastronomie fait partie intégrante de notre plaisir du voyage.

 

On visite le musée du fromage avec dégustation de vin et tartines.

 

On y rencontre un couple de touristes « ch’ti mis » fromagers, éleveurs de chèvres plutôt atypiques qui nous donnent leur carte de visite : leur entreprise s’appelle« Les Chèvres de l’Alchimiste ». Nicolas y voit encore un signe en référence au livre de Paulo Coelho, un livre-clef dans sa motivation au voyage.

 

Enfin, c’est l’arrivée chez Aurélie et Julien près de Troyes, dernière étape avec des visages familiers, nous y séjournons 48 heures.

Julien se sent aux antipodes de notre façon de voyager, il aime le confort tout simplement et que tout soit planifié. Son entourage s’étonne qu’il connaisse des gens comme nous.

 

-« Promis Julien, au retour on s’inscrit ensemble au casting de l’émission « Vis ma Vie » sur TF1 !!! »

 


LE 19 AOUT : DIFFICILE DE QUITTER AMIS ET CONFORT
Aurélie et Julien

 

C’est l’heure d’aller au boulot pour nos kinés, Aurélie et Julien, et aussi l’heure des aurevoirs.

 

Nous reprenons la route après une petite photo et bye bye Comète (leur chien).

Lavoir couvert

Le temps est menaçant mais rien ne tombe vraiment, il est toujours un peu difficile de se remettre dans le bain après avoir goûté au confort.

 

Nous roulons et apercevons les premières vignes de la région champenoise. Les moments passés en compagnie d’Aurélie et Julien parcourent nos pensées.

 

Le soir avant de bivouaquer, nous remplissons les bouteilles dans un cimetière voisin car nous n’achetons jamais l’eau, nous la trouvons dans les cimetières, les fontaines, les toilettes publiques ou nous demandons aux habitants des environs.

 La France suite ...