Le 25 janvier 2006 : Dernier controle
Attention aux petits garnements qui, du haut des pick-ups, nous balancent des tomates. Ca ne passe pas loin d'Annabelle qui ne s'en rend meme pas compte. |
Fini la mer Morte, il va falloir regrimper les montagnes. Voici le dernier controle militaire : "Comment vous appelez-vous ? Ou allez-vous ? D'ou venez-vous ?" C'est toujours la meme rengaine.
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On a repere une petite oasis entre riviere et rochers. On y plante la tente. Comme a chaque fois, on nous met en garde contre loups et serpents. Bof ! Depuis le temps qu'on nous le repete, on n'a toujours rien vu ! Le soir, on veille en tee-shirt sous les etoiles. Un avant-gout d'ete.
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Le 26 janvier 2006 : “What’s yooouuur naaaame ???”
On a bien fait de camper la, car apres, plus d'eau, plus de village. Plus on monte, plus il fait froid et venteux : fini l'ete indien. Apres 6 heures de grimpette, voici le village d'Al-Tafila. Ici, ils ont des poubelles toutes neuves, mais plus une roulette. Qu'en font-ils ? Dans les epiceries, c'est pates, riz, vache qui rit et sardines. On n'en aura jamais mange autant ! Les produits laitiers sont souvent perimes.
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Ce soir-la, on pense avoir trouve un campement tranquille. Pas de chance, c'est infeste de gosses qui nous coursent, nous touchent, s'accrochent a la remorque. Ils nous harcelent de "Hello, hello ! What's your name ? How are you ?" Des questions banales, mais dont la plupart ne comprennent pas la signification. Alors les gamins vous repetent inlassablement la meme phrase comme un perroquet. Un meme refrain repete cent fois par jour, c'est agacant. Leur seul interet semble etre de susciter chez nous une reaction.
On arrive a s'isoler un peu derriere une mosquee. On va se prendre le muezzin en pleine poire, mais c'est un moindre mal.
Nous sommes vite reperes : cinq hommes viennent nous offrir l'hospitalite. Nous refusons poliment.
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Dans le noir, Nicolas prepare son rechaud, mais il lui manque une piece maitresse. Il l'a paumee la veille. Sebastien va devoir faire pour quatre avec le sien.
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Le 27 janvier 2006 : Jeteurs de pierres
A 5 heures, reveil au muezzin, nous sommes en plein dans les nuages. On n'y voit pas a 10 metres, il faut attendre. Les cinq personnes de la veille nous apportent une grande theiere. Sympa !
Toute la journee, la route suit la cime des montagnes. On fait des pauses grace aux crevaisons repetees de Sebastien. |
Dans tous les villages jordaniens, il faut savoir anticiper les petits jeteurs de pierres. C'est une vilaine manie ici. Les gosses sont collants et ont des reactions inattendues. A notre vue, ils ramassent des cailloux, et pas des petits, puis se cachent les mains dans le dos et arborent un sourire facetieux. Anges ou demons ? Nous sommes sur le qui-vive. Quelquefois, ils veulent simplement nous taper dans la main et devalent les pentes en courant vers les velos. Ca surprend et c'est dangereux. |
Ce n'est pas de la malveillance a l'egard des etrangers, mais bien un phenomene culturel. Certains adultes balancent des pierres sur les enfants, tout comme les bergers sur leur betail. Il semble qu'au pays de la Bible, la lapidation soit toujours d'actualite ! |
Nous campons au bord d'une falaise sur les hauteurs. On arrime la tente au maximum pour resister au vent. Il fait a peine 4 degres mais pour Sebastien, pas question de deroger a la sacro-sainte toilette integrale quotidienne. Ensuite, il reste deux heures dans le vent a cuisiner. Tout seuls, on aurait fait pates a l'eau. Evidemment, ses petits plats sont bien agreables et comme leur tente est plus grande, on mange dedans. Tous les soirs, on dine chez nos voisins.
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Le 28 janvier 2006 : Celine doit un resto
Jusqu'a Petra, il n'y a que de longues descentes. Sebastien et Nicolas comparent leur record de vitesse. Celine precise : "T'es pas pret de le battre ton record !" Cinq minutes apres, Nicolas lui annonce : "73,5 km/h !"
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