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SERBIE-MONTENEGRO DU 24 AU 25 OCTOBRE 2005
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Le 24 octobre 2005 : La grippe aviaire
Passant la frontière du Montenegro, nous avons le droit à une désinfection des pneus contre la grippe aviaire. Mais a quoi ça sert ? Ils ne nous décontaminent même pas les semelles !
Partis tardivement, la nuit tombe et nous ne faisons que 70 kilomètres.
Sebastien et Annabelle testent leur nouvelle carte bancaire au Montenegro. Oh surprise ! Ce sont des euros !
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On cherche ou dormir en pleine ville. On finit à l'abri d'un bar d'été en bord de mer.
On attaque la bouffe et la douche a la frontale. Annabelle improvise une douche avec une bâche. On s'endort tetes-beches bercés par le bruit des vagues. |
Le 25 octobre 2005 : Kotor, l'étape des records !
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On se lève avec le soleil. Plus de 100 kilomètres nous attendent. On fait le tour du fjord de Kotor (le seul fjord d'Europe -Patrimoine naturel et culturel mondial-). C'est l'endroit le plus beau qu'on ait vu jusqu'ici : les cascades, les grottes, les îlots au milieu de cette mer intérieure et Kotor avec son château et ses remparts qui montent jusqu'en haut de la montagne.
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La route est difficile et les cols se succèdent. Apres chaque montée, on espère que c'est la dernière. Apres chaque virage, on espère arriver à Bar. Le jour décline et ça n'en finit pas.
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Au point du jour, on arrive devant un tunnel. On enfile les frontales et on s'engage sur un étroit trottoir de béton. Dans le noir, l'équilibre est précaire. On sert les fesses et 150 mètres plus loin, c'est passé.
Enfin, c'est la descente sur Bar.
Avec l'obscurité, on se paume. Wladimir un jeune Monténégrin en rollers nous emmène jusqu'a la gare maritime en jouant les guides touristiques.
On prend nos tickets, on trouve une chambre pour Annabelle et Sébastien, on se fait un bon resto pour fêter notre record collectif : une étape de 116 kilomètres avec montagnes et plus de 7 heures de pédalage !
Mais le bateau va bientôt partir. Les aurevoirs sont rapides. Ici, nos chemins se séparent, nous partons pour la Grèce via Bari en Italie. Sébastien et Annabelle repartent vers Sofia avec un passage par l'Albanie et le Kosovo ...
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Le “blues” de Rama
Accoudés au bastingage, on regarde une dernière fois les lumières de la ville ou nous laissons nos amis...
Un homme basané au visage fin nous accoste en français. Il s'appelle Rama.
Apres un mois avec sa femme et ses enfants, il repart un an travailler en Italie. Il a le “blues” Rama.
Il y a 5 ans, c'était la guerre au Kosovo. Sa maison a été détruite. Maintenant, il faut la reconstruire mais les salaires sont bas (400 euros en moyenne). Pour manger, ce n'est pas cher, mais pour les autres choses, la voiture, la maison, c'est hors de prix. Alors depuis 2 ans, il part à l'étranger. Encore 2 ans comme ça et il reste a la maison.
Il explique lui aussi, que ce sont les politiques qui les ont conduits à la guerre pendant laquelle il a été soldat. C'était horrible ! Des familles ont été décimées, des enfants ont été tués. C'est du passé. Il répète avec insistance qu'il veut oublier cette guerre, ne plus y penser. Tout est redevenu calme, les casques bleus sont la, ils peuvent vivre en Paix.
Tous ces conflits n'étaient qu'images à la télé. Mais ici, maintenant, sur ce bateau et a vélo, nous rencontrons des Hommes.
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Le 26 octobre 2005 : Changement de programme : Syrie, Jordanie, Egypte ...
8h00. Le ferry accoste en Italie. En cherchant un point internet, on demande à une boutique ou l'on rencontre Olivier. Belge installé en Italie, il nous invite a prendre un café.
C'est un routard qui a pas mal roulé sa bosse : Iran, Afghanistan ... et nous parle de l'hiver là-bas.
Apres avoir conversé, notre décision est prise : nous visiterons la Grèce au plus vite pour rejoindre la Turquie par ferry.
La, nous descendrons au sud : Syrie, Jordanie, Egypte ...
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2993 kilomètres !!!
Mais il nous reste encore de la “Grèce” !!!!
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