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LA SUISSE DU 28 AOUT AU 7 SEPTEMBRE 2005
 Cliquez ici pour voir le chemin parcouru en Suisse

Dimanche 28 aout : Au revoir la France et bonjour les petits Suisses.

Routes cyclables nationales

A Basel, on file bien vite dans une librairie pour acheter une carte des pistes cyclables suisses. Nous sommes bien à Véloland et le pays possède un réseau cyclable national. Nous emprunterons principalement la piste nationale n°3 qui relie le nord au sud.

 

On passe définitivement la frontière le Dimanche 28 aout, très bon choix pour quitter Basel, nous sommes en plein marathon et la piste cyclable suit précisément la fin du parcours. Sur 10 kilomètres, nous suivons la course à rebours, les trottoirs sont bondés et très vite les supporters nous encouragent autant que les athlètes. Ils applaudissent et crient : "Hoppa, Hoppa !" (Allez, Allez !) Drole de situation ! Une voix sort de la foule : "Vive la France !"

 

La banlieue de Basel laisse une drole d'impression : que des jardins et maisons bien entretenus, pas une habitation négligée ou laissée à l'abandon ; un peu comme si chacun vivait d'une meme façon, bien ordonnée. Zones résidentielles, barres d'immeubles, tout est soigné, impeccable. Peu de détritus trainent sur le sol, les rues sont propres.

 

Bivouac au bord du lac

 

 

Ce pays semble vraiment écologiste, c'est le paradis du vélo et des randonneurs, mais pas des cyclocampeurs : des panneaux rappellent partout que camper est interdit.

Pas de ferme à l'horizon, on repère un étang au bout d'un sentier de randonnée, son rivage sera notre pour la nuit.

 

Le 29 août 2005 : "La montagne est tellement jolie, quand on la vit au soleil"

La nuit a été très humide, une grenouille escalade la tente.

Après le petit déjeuner, le soleil entre dans la vallée, on peut sécher la toile.

 

Et voilà, c'est notre première pente suisse. Ca grimpe dur, heureusement on a pris de la force depuis le départ. On monte, on monte mais à un moment, on bloque. De toute façon, la vitesse est de 5 km/h, la meme qu'à pied et sans forcer sur le matériel.

Derrière, Céline souffle comme une vache (humour), elle va me faire un arret cardiaque.

 

En haut, le paysage est superbe ; sous le soleil, c'est idyllique ! On a envie de chanter "Heidi" : de l'herbe verte, des sapins, des chalets et des cloches au cou des vaches (Céline aussi a une cloche, c'est Nicolas).

 

Toits peints de Aarau

La descente est impressionnante avec les virages à 180°. On descend tout doucement car malgré le freinage hydraulique, le vélo peine à s'arreter.

Une pause dans un village, on ne peut meme pas poser les mains sur les jantes, elles sont brulantes. Ca nous rappelle l'Ecosse : des pentes à plus de 27%, on avait fini par faire fondre les chambres à air.

 

On réalise que le lundi, en Suisse, tout est fermé. Seuls les kébabs sont ouverts (on en bouffe du kébab). Le Turc qui le tient ne parle que suisse-allemand. Il engage vite la conversation. Un Turc qui donne des cours de suisse-allemand, on aura tout vu !

 

La Suisse est une petite nation où l'on parle trois dialectes séparés géographiquement : la Suisse-Romanche (francophone), la Suisse-Allemande et la Suisse-Italienne ; mais l'Allemand est la langue officielle.

Au départ, pour dire "Bonjour",  on disait "Guten Tag", mais très vite, on apprend à dire "Grutsehe".

 

Nous remontons la rivière Sursee, c'est légèrement montant mais ça roule bien.

  

Décidément, on aimerait se poser mais il y a des randonneurs partout. On demande à une ferme si on peut planter la tente, c'est la première fois qu'on demande à un Suisse. La réponse est rapide, le vélo et le couple semblent attirer la sympathie. Les questions pleuvent et une demie heure plus tard, on n'est toujours pas installés.

 

C'est une belle nuit étoilée, mais les cloches des vaches sonnent en permanence et ça empeche Céline de dormir. Dans les reliefs accidentés, les cloches servent à retrouver le bétail et leur musique donne de la vie à la montagne.

 

Le 30 août 2005 : Suisse : écologie et tolérance, un exemple à suivre ...

Lise et Joseph

Le matin, la traite des vaches commence à 6 heures. A 8 heures, Joseph nous invite à prendre le petit déjeuner en famille. Pendant plus d'une heure on révise notre Allemand.

Grande tablée ! Lise et Joseph ont sept enfants entre 4 et 12 ans.

 

On remarque : "Il y a beaucoup de vélos en Suisse ?!"

Lise nous explique : "Le gouvernement suit une politique écologiste très forte depuis plusieurs années. Cela coûte cher et ne rapporte pas. La Suisse est un petit pays où les habitants paient beaucoup d'impôts, mais notre génération est responsable de la Terre que nous lèguerons à nos enfants."

 

A méditer ...

 

Combien de Français sont prets à tenir un tel discours ? D'ailleurs ici, beaucoup de fermes affichent qu'elles produisent "bio" ou sans OGM. Dans les supermarchés, la moitié des rayons sont "bio" et tous les produits sont suisses. C'est impressionnant, sur toutes les fermes flotte le drapeau suisse !

 

Les enfants de Lise et Joseph partent pour l'école, ils vont en vélo au village voisin à 3 kilomètres.

On s'étonne : Les petits font leur signe de croix avant de franchir le seuil de la maison !

Lise et Joseph : -"Les Suisses sont majoritairement catholiques, mais à l'école toutes les religions sont représentées, c'est pourquoi pour plus de tolérance, les enfants suivent des cours d'éveil religieux pendant leur scolarité."

 

Passerelle de Lucerne

 

 

Nous quittons nos hotes pour arriver quelques heures plus tard à Luzern, au bord du lac des quatre cantons. Des sacs de sable restés là témoignent de l'exceptionnelle montée des eaux des jours passés.

 

De-ci, de-là, des pompes assèchent les caves encore inondées, mais la ville est superbe avec ses ponts couverts, ses remparts et son lac.

On file vers le camping de Merlichachen (à 10 kilomètres) car le camping de Luzern est encore sous les eaux.

 Pont couvert de Lucerne

 
 Facade peinte Lucerne

 
 

 La Suisse suite ...