Le 2 septembre 2005 : Après les inondations
On part cette fois pour de bon du camping. Sous le soleil, les villages et villes du lac sont magnifiques, la route parfois en surplomb est impressionnante. Mais des traces d'innondations sont de plus en plus visibles : par endroits les traces d'inondations dépassent nos tetes, des pignons de maisons sont arrachés, les caravanes éventrées, les voitures entièrement envasées ...
Les militaires et entreprises travaillent partout au nettoyage. Ici, sont entassés des quantités d'arbres emportés par les flots. |
La piste cyclable est coupée par les eaux, mais on tente de passer quand même !!! C'est trop tard, on est lancés et on a de l'eau jusqu'à mi-mollet. Plus loin, un panneau annonce notre première vraie montée : un dénivelé de 1598 mètres sur 34 kilomètres. On ne le sait pas encore, mais nous mettrons cinq heures pour arriver au col de l'Oberalpass (Alt. 2044 mètres).
La vallée est sombre et étroite, c'est un axe de passage obligé pour atteindre les autres vallées. Aussi la route suit-elle la voie ferrée, l'autoroute et les lignes électriques. Après une heure de montée, la nuit tombe et nous sommes contraints de planter la tente. |
Samedi 3 septembre 2005 : Andermatt casse les pattes
Nous reprenons la route pour quatre heures de montée. Plus de piste cyclable. A 5 km/h, le vélo fait des embardées. Les tunnels sont un vrai supplice pour le risque et surtout pour les oreilles. Pendant toute la montée, nous hairons les groupes de motos polluants et bruyants.
Enfin à Andermatt, les vallées se séparent. Lacets après lacets, à chaque virage, on se retrouve 50 mètres plus haut. |
Les cyclistes suisses, sur leur vélo de course ultra-léger, nous encouragent.
La vallée s'ouvre sans fin et semble ne pas vouloir nous montrer le coté "descente".
Un lac de retenue, enfin un hotel apparait, sur sa façade : "Oberalpass 2044 mètres". Après cinq heures de montée à 7 km/h, ça y est, on y est !!!
La carte annonce 35 kilomètres de descente. On s'arrete au village de Sedrun après 11 kilomètres (il faut savoir faire durer le plaisir). En contrebas de la route, siège un imposant tipie indien, des gens font du feu, on se croirait dans un parc naturel américain. |
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