A Saint Moritz, nous devions continuer au sud-est, à travers les montagnes des Dolomites pour couper l'Italie au plus court, mais de gros cols sont à passer et au sud-ouest quelques belles villes sont à portée de roues. Aussi bifurquons-nous en direction de Como (Come) et Milano (Milan).
Saint Moritz est sur un haut plateau et ce n'est que du plat jusqu'au col de Maloja. C'est parti pour 45 kilomètres de descente ! Le PIED ! Mais après seulement un kilomètre, la chambre à air lache.
-"Pas de panique, on en a deux de rechange !"
Sereinement, nous débarrassons Bourricot de son chargement.
-"On répare et on repart ! Eh bien non !"
Les valves des nouvelles chambres à air n'entrent pas dans le trou de la jante !
-"Du jamais vu en plus de 20 ans de vélo !"
Après coup, Nicolas rafistole la vieille chambre à air avec des rustines en espérant que ça tienne, car à une telle pression (nous sommes à 5 bars et en principe, les rustines ne suffisent pas).
On reprend la descente ; nous croisons des cyclistes qui terminent l'ascension du col. C'est vraiment très raide et Nicolas n'aimerait pas etre à leur place. Céline :
-"Oui mais bon, il est facile celui-là !"
Nicolas la remet à sa place :
-"Dis donc tu veux qu'on fasse demi tour pour voir ?"
Céline conclut :
-"Non, mais c'est toujours celui qu'on monte qui est le plus dur !"
Par prudence, on fait un arret après 10 kilomètres au premier camping. L'accueil est chaleureux : des campeurs allemands nous applaudissent. "Wunderbar, Zuper !"
-"Promis, on ne leur dira pas qu'on l'a fait coté descente".