LA SYRIE DU 26 DECEMBRE 2005 AU 20 JANVIER 2006
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Le 26 decembre 2005 : Quel foutoir !
En route vers le sud ! De Gaziantep a la frontiere, la route est un vrai billard : on fait une super moyenne. On se voit deja arrives a Allep ! En passant devant un resto, un gars nous fait signe de stopper. Mais pas question de s’arreter. Deux kilometres plus loin, il nous rattrappe sur sa moto et nous tend pain chaud et pizzas.
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On passe la frontiere. Quel foutoir ! Travaux, barricades et grillage, mais pas un panneau. Ils ont choppe un jeune et le menacent avec une arme. Pour nos passeports, on fait six bureaux, on suit des yeux nos papiers qui passent de main en main.
Passe les barricades, partout les dechets jonchent le sol. Dans les villages boueux et crasseux, les saluts amicaux des habitants nous reconfortent. Besoin de souffler et de se readapter, on n’a pas envie de demander l’hospitalite et preferons bivouaquer tranquillement dans un champ d’oliviers. |
Respect du territoire
17h, deja sous la tente. On deguste les pizzas turques qui sont les bienvenues. Comme d’habitude, les chiens alentours nous sentent, aboient et rodent autour toute la nuit. Quand vers 2 h du matin, Nicolas sort assouvir un besoin naturel, les chiens s’enfuient. Il suffisait de marquer son territoire. Voila, c’est fini !
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Le 27 decembre 2005 : Slalom dans Allep
La terre du champ est rouge de glaise, Akka s’embourbe. Une fois sur la route, il faut une demi-heure de decrottage pour pouvoir faire tourner ses roues.
Arrives a Allep, nous voici dans une ville au bordel inqualifiable. Le trafic est un gros probleme et les Allepiens ne connaissent que le klaxon et la pollution. Pedaler dans ces conditions n’est pas vraiment agreable. Avec notre engin de plus de 3 metres, on slalome entre les voitures, on force le passage. Celine boude, mais Nicolas n’a pas le choix. |
Dans cette cacophonie, impossible de se concentrer sur la carte. Bref, on se paume. Les badauds viennent nous aider, regarder et papoter. Qu’ils sont curieux et bavards ces Syriens !
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Un cycliste nous guide et prend toutes les rues a contresens. Pas le choix, on y va. En France, les automobilistes nous auraient deja incendies, mais ici c’est normal. Voici enfin l’auberge de jeunesse.
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Au hammam
Le soir, on va au hammam chercher chaleur et silence. Etrange experience, en tout cas pour Celine, peu habituee a se faire tripoter et laver par des femmes. Cependant, un bon nettoyage au gant de crins n’est pas negligeable pour oter la crasse des quatre derniers mois. Nicolas, plutot faineant, apprecie de se faire frotter (par des hommes, ca va de soi !). Pudiques s’abstenir ! Ici, on se lave collectivement.
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Le 28 decembre 2005 : La ville du savon
Nous faisons une visite guidee d’Allep avec Ahmed, etudiant en archeologie. Agee de 9000 ans, elle est une des plus vieilles villes au monde toujours habitees.
On y trouve encore des traces de la presence des Français qui n’en sont partis qu’en 1946. |
Malgre ses vieilles pierres, la ville sale et poussiereuse nous fatigue. Avec toute cette crasse, on comprend pourquoi ils y ont invente le savon. On trouve des fabricants et boutiques partout.
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Un bazar organise
Dans cette agitation permanente, comme au temps de la route de la Soie, la vie du souk est organisee autour des caravanserails (« han » en arabe), petites forteresses qui servaient de refuge et de marche. Elles ont conserve leur vocation commerciale, servant de depot pour les grossistes. Ainsi, tous les commercants sont concentres par quartiers autour du han dedie a leur specialite : epices, tissus, tapis …
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Les murs de certaines maisons ont des dessins faits au pochoir representant la Kaaba, le lieu saint de la Mecque. Quand quelqu’un a fait le pelerinage, il devient un Hadji. Guirlandes et drapeaux saluent son retour.
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Ambiguite
Notre guide nous precise que c’est sa sœur et sa mere qui ont choisi sa femme.
- « Comment veux-tu qu’on choisisse une femme ? » dit-il. « Les femmes, on ne les apercoit pas, ce sont elles qui nous voient derriere leur voile ».
On croise en ville des femmes voilees ou non. Les femmes en « burka » cotoient meme les boutiques de lingerie sexy.
Dans les publicites, a la tele et dans la rue, on voit des femmes sans voile et habillees a la mode. Pourtant, Celine est devisagee. Est-ce le fantasme de la femme occidentale ? Peut-etre pensent-ils que c’est une fille du pays qui revient avec un europeen ? Ils trouvent Celine typee et lui demandent souvent si elle est francaise. |
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