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Le 4 janvier 2006 : Accueils syriens

 

Apres un copieux petit-dejeuner, nous repartons. Un arret au village de Srouj pour voir les maisons ruches traditionnelles et forcement, nous sommes accueillis par les enfants et invites par les parents a prendre le Tchai.

 

Ici, commence le desert. Sur la route, des jeunes nous accompagnent souvent sur leur mobylette. Ils filent a Celine des pistaches et des graines de tournesol pendant que Nicolas s'accroche au guidon et  tente de garder la direction. Parfois, ce sont les « picks-ups » qui roulent a cote de nous et qui, par la vitre, nous donnent mandarines et citrons en criant : « vitamines, vitamines ! »

 

Enfants de Srouj et maisons ruches
Tandem dans le desert
 

 

Aujourd’hui encore, c’est un vent de face qui nous contre et on se traine. Ajoutees a ca quelques bonnes montees, c’est clair, on n’a pas fait le choix de la facilite. Apres 60 kilometres, un gars nous embarque dans son « pick-up » pour nous avancer un peu.

 

En nous debarquant dans le village, ca ne fait pas un pli, c’est l’attroupement. On nous force presque a dormir chez les uns et les autres. Ils sont trop insistants. On repart rapidement pour un lieu et des hotes moins envahissants.

Envoyes de Dieu

 

Plus loin, on apercoit Khaled. Il pose une main sur son cœur et de l’autre, nous fait signe d’entrer. Autour du poele, toute la famille est installee pour accueillir et regarder ces « envoyes de Dieu » qu’il faut choyer.

 

Au depart, les femmes sont reservees  puis, avec la soiree qui s’ecoule, chacun s’habitue et prend ses aises. Aussitot arrives, on mange avec les parents. Les enfants nous regardent.

Comme on a du mal a manger avec les mains et qu’on s’en beurre partout, la mere nous enroule la nourriture dans le pain et va nous chercher une cuillere. C’est tout juste si elle ne nous fait pas manger.

 

On passe toute la soiree a jouer a « Pictionnnary », en effet, on echange par dessins et rebus. Le portable sonne et ca y est, cousins, cousines, voisins, voisines, tout le monde vient discuter.

 


La famille, c’est sacre !
Belle-famille de Khaled

Notre amie Laurence a eu le nez long en nous offrant un petit album photo avant notre depart. Car chez les Arabes, la famille et les amis sont sacres et ils aiment le regarder. D’ailleurs, depuis la Turquie, on nous demande frequemment si on est maries, en frottant les deux index l’un contre l’autre.

 

Khaled demande :

 « - Pourquoi preferez-vous voyager en velo ? Il fait froid. En bus ou en auto, c’est plus facile ?!

- En bus ou en auto, on ne va pas s’arreter chez les habitants. On visite simplement les sites historiques et les hotels. On connait les lieux touristiques mais on ne connaît  pas les gens. Sans notre velo, pas de repas partage en famille, ni de rencontre avec Khaled. »

Sur ce, il prend nos mains, affiche un large sourire et declare : «  Merci, merci, vous etes les bienvenus en Syrie. »

 

Dans la maison, il y a seulement deux pieces. Dans chacune, un poele, et dans un coin, des matelas et couvertures empiles. Nous avons le privilege d’avoir une piece pour nous tous seuls, alors que les parents et les sept enfants dorment tous ensemble.

 


Le 5 janvier 2006 : Vent de face
A l'abri de la batisse

 

Quand on arrive dans la piece principale, la maman est encore couchee avec tous ses marmots. Elle dort toute habillee et a meme garde son foulard sur la tete.

Dehors, il souffle un vent a decorner les bœufs. Nos hotes insistent pour qu’on reste. Mais comme on n’a pas envie d’abuser, on repart.

 

On a bien entendu parler de ce vent violent qui souffle dans le desert syrien. Ben voila, on l’a et de face. On fait des embardees et du sur-place. Trois quarts d’heure plus tard, on abdique et plantons la tente derriere une batisse.

Seance CUL-ture
On s'occupe

 

Que va-t-on faire ? On se repose, on mange un peu. Puis sommes pris simultanement d’un besoin imperieux. Des moments comme ca, ca rapproche quand on est dans la merde. On se retrouve tous les deux accroupis a comparer nos proses. «  Ca va toi ce matin ? Ben comme toi ! »  On voit qu’on a mange la meme chose. Que de romantisme pour un voyage de noces ! C’est pour le meilleur et pour le pire !

 La Syrie suite...