Lundi 20 mars 2006 : Le livre de la jungle
A Lopburi, les singes ont investi la ville et les ruines des temples khmers. Ils sont nourris et leur bauge est nettoyee tous les jours.
De vrais gosses qui jouent a s’embeter, se tirer sur la queue, se baigner dans les bassins, arroser les autres, nous piquer nos chapeaux ou nous sauter sur le sac a dos. Ils sont sales, touchent leur pipi pour ensuite mettre leurs mains a la bouche.
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Jeux de mains, jeux de vilains
Dans un des temples, on nous donne un baton pour nous defendre. En fait, le jeu favori des jeunes est d’attraper ou de s’accrocher au baton le plus haut possible. Mais on fait gaffe car ca peut vite degenerer quand ils sont en nombre et si on veut se defendre les adultes chargent. Ca, c’est beaucoup moins drole ! On n’en mene pas large !
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Mardi 21 mars 2006 : Sous le soleil exactement
Ca y est, nous quittons Lopburi a velo. Les routes se revelent encombrees et gavantes, c'est pourquoi on s’engage vite dans les petits chemins en nous guidant a la boussole. Nous decouvrons enfin une multitude de petits hameaux.
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Les temperatures oscillent entre 32 et 40 degres au plus chaud de la journee. Pour ne pas fondre au soleil, nous avons investi dans de beaux chapeaux et de belles tuniques a manches longues mais, pour nous fondre dans la masse c’est un peu loupe ! Ici, on nous appelle les « farangs » (etrangers). |
Quand les moines mettent les « wats »
On plante la tente au milieu des rizieres. Une musique s’eleve du village proche. Le volume est si fort qu’on se demande s’il n’y a pas une fete. On comprend au petit matin qu’il s’agit du « wat » voisin. Des 4h du matin, de gros hauts-parleurs sont branches sur la radio religieuse.
Les temples ou « wats » sont des lieux de fete et de rencontre. D’ailleurs, il est courant que les jeunes Thailandais passent leurs vacances dans les monasteres. |
Mercredi 22 mars 2006 : Bebetes-Show
Forcement, on n’a pas tres bien dormi. En plus, il faut se rehabituer au camping en sauvage dans cet environnement encore inconnu. Toute la nuit, on a entendu les grillons et cigales si fort qu’on en a encore mal aux oreilles. On verifie nos chaussures avant de les enfiler. On evite de sortir de la tente en pleine nuit a cause des moustiques et on tape des pieds pour effrayer les serpents.
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Avant de reprendre le velo, nous discutons avec le proprietaire du champ voisin qui nous montre les escargots d’eau enormes et leurs oeufs roses. Puis, nous explique gestuellement la culture du riz.
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La campagne raisonne de chants d’animaux que l’on ne connait pas. Les oiseaux bien sur, mais aussi les insectes qui font le meme bruit qu’une entreprise de scierie. Au debut, on s’est meme demande ou etaient les personnes qui sciaient le bois.
On traque pendant plusieurs jours l’oiseau qui a le hoquet. On apprend un peu plus tard, que c’est en fait un gros lezard de 30 centimetres appele Touke.
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Sawadee !
Aujourd’hui encore, soleil de plomb. On ne souffre pas vraiment de la chaleur, puisque quand on roule, il se cree un petit air.
Sourire aux levres et mains jointes, les habitants nous saluent d’un sawadee-ka si c’est une femme ou sawadee-kapt si c’est un homme. Bien pratique cette differenciation pour connaitre le sexe de notre interlocuteur, car quelquefois le doute subsiste. |
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