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LE CAMBODGE DU 12 AU 26 MAI 2006

 Cliquez ici pour voir le chemin parcouru au Cambodge

Vendredi 12 mai 2006 : Au bonheur des routes cambodgiennes
Entrée au Cambodge

 

 

Nous voici en pleine jungle. Une grosse potille de béton marque la frontière Laos/Cambodge : encore des restes de colonisation française.

 

Pour poste frontière une cabane en bambou. Un tampon, 2 dollars, et voilà ! Du petit chemin forestier, on se retrouve à rouler sur une grande route en construction.

La moitié gauche de la chaussée est fraîchement bitumée. Pour la protéger des véhicules, les ouvriers ont disposé branches et troncs d’arbres en travers. Nous sommes contraints de rouler sur l’autre moitié faite de gravas et de sable ; une vraie tôle ondulée ! Nous passons juste deux ans trop tôt ! Les Chinois ne font pas dans l'humanitaire : ce nouvel axe Pékin/Bangkok traverse une forêt déserte dans un seul but commercial.

 

La nouvelle route chinoise
 
Tôle ondulée cambodgienne

Par ici, aucun village, seules quelques rares maisons. Il fait chaud, les nuages de poussière des camions et des minibus de touristes venant du Laos, nous asphyxient. Nous débouchons sur un chemin caillouteux, un hameau puis une descente. Au bout d' une jetée, un bac fait la navette sur le Mékong.

 

Le bac de Stung Treng
Le Blanc = beaucoup d’argent

 

Pendant la traversée, un jeune étudiant nous tape la discute :

« Combien coûte le vélo ? »

« C'est le prix de deux vélos ou la moitié d'un scooter ».

On a beau lui expliquer que ce qu’on a avec nous, c’est tout ce qu’on possède, il ne nous croit pas. Il semble persuadé qu’une grosse Mercedes et grande maison nous attendent en France. De toute façon, tant qu’on est blanc, on est riche.

 

Enfin Stung-Treng, après 80 kilomètres de sale piste. Le premier village où nous trouvons âmes qui vivent depuis la frontière laotienne. On n’y croyait plus. Nous nous posons à la terrasse de l’auberge avec deux coussins sous les fesses.



Samedi 13 mai : « Mauvaise mine »

Dans le pick-up pour Kratié

Le temps nous est compté. Il nous faut avancer et 140 kilomètres nous séparent de Kratie, la prochaine ville. Nous sommes trop fatigués pour le faire en une seule étape avec ce vent de face et cette chaleur étouffante.

 

Il y a peu d’auberges sur la route, et planter la tente au Cambodge est fortement déconseillé à moins de vouloir avoir « mauvaise mine ».

En effet, le Cambodge est le pays le plus miné au monde. 300 personnes, par mois, sautent sur des mines anti-personnelles que les Khmers Rouges ont posées pendant la guerre. Ils ont plus particulièrement miné les bordures de routes et les rizières dans le but de tuer et de mutiler le plus de civils possibles. La guerre est pourtant terminée, mais elle continue à faire des victimes aujourd’hui, puisque 85 % de la population cambodgienne est paysanne et n’a d’autre choix que de cultiver ces terres contaminées.

 

On patiente en faisant un tour dans le marché couvert de cette petite ville où se mêlent odeurs de bouffe pas fraîche et odeurs d’égouts. La viande côtoie la crasse du sol et les mouches se délectent. C’est la fin du marché et les étalages se remballent. Le responsable de l’auberge a trouvé deux livreurs qui acceptent de nous emmener en « pick-up » pour Kratie.

 


Combien d’heures de route ?
Village et pagode

 

On charge le matériel à l’arrière et nous à l’avant. Les sièges sont défoncés et la route aussi, c’est de la vraie piste avec trous et nids de poules. Il faut slalomer entre travaux, camions et ouvriers qui bossent à la construction de ce nouvel axe. Nous partons de Stung-Treng par de petites rues pour charger sacs, cartons et une dame qui part au marché. Nous prenons en stop, trois jeunes en costumes cravates. Quelques mètres suffisent pour qu’ils soient tout poussiéreux. L’arrière du « pick-up » étant inconfortable, ils finissent par s’asseoir sur les roues du tandem. Nicolas est fou d’inquiétude pour le matériel qui, somme toute, est fragile.

 

Au Cambodge, la particularité est d’estimer les distances en heures et non en kilomètres à cause du mauvais état des voies de circulation. C’est pourquoi nous mettons quatre heures pour voir apparaître le paysage de Kratie. Nous nous rapprochons des rives du Mékong avec ses palmiers et aussi ses habitations, ses ponts et ses pagodes. Les noms de certaines rues sont encore écrits en français.

 

 Le Cambodge suite...