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Dimanche 14 mai : Bandes de dauphins d’eau douce
Située sur la rive du Mékong, Kratie est connue pour ses « dauphins irrawadi », une espèce de dauphins d’eau douce dont il ne reste qu’une soixantaine de spécimens. Tandem libéré de ses sacoches, nous partons rejoindre le point d’observation. |
C’est à 15 kilomètres et c’est tout plat. Nous traversons les petits villages sur pilotis au bord du fleuve. Le piroguier mène au moteur sa pirogue sur 200 mètres puis avance en silence avec une godille pour ne pas perturber les cétacés. Nous observons ces animaux en groupes qui remontent régulièrement à la surface. |
Le Cambodge étant extrêmement bouddhiste, au retour, nous visitons une pagode en restauration. Située tout en haut d’un escalier d’une centaine de marches, elle domine la région et sa jungle. Des nonnes au crâne rasé sont en bas et embauchent Nicolas et toutes les bonnes âmes possibles pour emmener des planches de bois nécessaire à la reconstruction.
Il s’agit de ne surtout pas monter à vide. Une façon d’amener une offrande aux Dieux et à Bouddha.
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Un groupe d’écoliers en vacances, font cuire au feu de bois du maïs avec des herbes. Ils nous offrent de déjeuner avec eux. Filles et garçons se côtoient mais restent en groupes du même sexe. On remarque tout de même des affinités entre certains …
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Lundi 15 mai : Nicolas un peu raplapla
On se repose un peu, on bosse sur le site et pour les écoles. Nicolas commence à être malade, diarrhée et appétit coupé. Fatigué, il va se coucher. Décidément, le climat cambodgien ne lui réussit pas.
Les femmes s’affairent dans l’auberge. Mais le père est bizarre. Il nous fait parfois peur. Quand il est là, il crie très fort, puis on le retrouve gisant sur le sol devant notre porte de chambre pendant plusieurs heures. On le suspecte de cuver de l’opium.
Le soir, nous faisons un tour de marché dans le noir, c’est une des rares fois du voyage où nous sommes dans une bourgade sans réverbère.
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Mardi 16 mai : Le goût des autres
On prend le bus pour Siem-Reap. En tassant bien, on parvient à mettre le tandem dans la soute. Mais comme ça ne peut pas être simple, on doit changer de bus en cours de route ! A mi-chemin, il faut débarquer et traverser la route pour tout remettre dans un autre bus déjà bondé. Akka se retrouve dans l’allée centrale. Intrigués et fiers, les passagers laissent glisser leurs mains sur le cadre ou sur la selle comme s’ils le caressaient. D’ailleurs, pendant le trajet, pas besoin de tenir le tandem, les passagers s’en occupent.
Petite pause repas dans la province de Kompong Cham. Parmi les mets proposés : des sauterelles mais surtout de grosses araignées grillées, une spécialité locale. Nous nous contentons de riz et de bettes. |
Vélos, scooters, vaches, buffles, cochons, la route est une vraie basse-cour. Le chauffeur a beau s’exciter sur son klaxon, c’est le quotidien du bétail qui traverse impassible.
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Arrivés à Siem-Reap, c’est la foire d’empoigne. Chauffeurs de tuk-tuk, rabatteurs nous sautent dessus et brandissent leurs cartes de visite pour nous emmener aux auberges. Céline les ignore et aide Nicolas à tout remonter sur le tandem. Voyant que petit à petit, notre moyen de transport prend forme, ils finissent par se calmer et nous regardent.
Un bon coup de pédales nous arrache à ce tohu-bohu pour replonger dans le flot des tuk-tuk et vélomoteurs.
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