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 Accueil > Journal de voyage > Par pays > Le Cambodge > Du 22 au 26 mai 2006


Lundi 22 mai : Faux départ !
Campagne cambodgienne

 

Départ en bus de Siem Reap pour Phnom Penh la capitale au sud du pays. Il est 6 heures du matin, on espère partir avec les premiers bus de 6h30. Un homme nous a repérés de loin et répond à notre inquiétude : il a un bus qui peut nous embarquer. Du coup, on accepte de partir à 9h30. Nous patientons devant un bol de nouilles.

 

Les routes cambodgiennes

 

Mais à l’heure dite, ni chauffeur ni passagers, le bus reste fermé avec nos affaires à l’intérieur. On nous dit, oui, oui, il part tout de suite. Les heures passent, Céline bouillonne. Nicolas part à la recherche du mec qui lui a vendu les billets. Mais les tables pliantes qui servent de guichet ont été remballées. Le personnel de la compagnie de transport a disparu. Les témoins de la scène rigolent et chuchotent entre eux. Nous sommes les dindons de la farce et l’attente se termine à 12h30. Enfin, des passagers rappliquent…

 

Nous arrivons à Phnom Penh sans problème ! Nous passons la nuit en dortoir avec moustiquaire.


Mardi 23 mai : Musée du génocide S21, ancien lycée de Phnom Penh

Musée S21, ancien lycée de Phnom Penh

 Nous visitons le musée S21, un ancien lycée de la capitale transformé en centre de torture sous le régime de Pol Pot. A l’entrée, des hommes mutilés font la manche. Les salles sont lugubres avec des barreaux aux fenêtres et de vieux volets gris.

 

En parcourant les rues, on s’aperçoit que les lycées n’ont pas subi de rénovations depuis le génocide. Vraiment, ça ne donne pas envie d’étudier.

 

Pendant le génocide, les Khmers rouges voulaient éliminer tout ce qui rappelait la modernité de l’Occident. Le dictateur communiste Pol Pot fit la révolution culturelle la plus radicale au monde en épurant le peuple cambodgien pour ne garder que "sa base" : les ouvriers et agriculteurs.

 

Pour se débarrasser de l’élite (médecins, professeurs…), les Khmers rouges avaient l’ordre de torturer, décapiter, éventrer, faire subir les pires supplices pour que la mort soit une délivrance, un cadeau.

Autrefois prospère, le génocide a conduit le Cambodge à son sous-développement actuel. Aujourd’hui, nombre d’anciens Khmers rouges ont été réinsérés dans la société cambodgienne, ce qui laisse planer un profond malaise.

 

Phnom Penh, la capitale du Cambodge

Un gosse de trois ans joue avec un revolver en plastique. Comment cela se peut-il après les récents massacres qui ont endeuillé TOUTES les familles cambodgiennes ?

Sur les routes, de grandes affiches de propagande rappellent au peuple qu’il faut bannir les armes, qu’une société armée est l'opposé d’une société civilisée.

 

Le Cambodge est beau, mais nous laisse mal à l’aise, comme dans un bocal à l’air vicié.

 


Mercredi 24 mai : Repos, dodo… Boulot ?
Ce n'est pas une queue cassée mais une espèce de chats asiatique !

 

Y a pas à dire, ils ont une certaine capacité à ne rien faire. On s’étonne de la capacité cambodgienne à dormir partout. Dans certaines boutiques, il nous faut parfois réveiller le gérant. La moyenne quotidienne du temps de travail au Cambodge ne dépasse pas 4 heures.

 

 

Le pays est corrompu. Aussi, à quoi bon travailler pour rien ; l’argent va seulement aux plus riches, les pauvres restent pauvres.


Occidentaux matérialistes et Cambodgiens gens foutistes

 

Nous sommes des occidentaux matérialistes et certainement fortunés comparé à l’immense majorité des cambodgiens. Mais leur rapport à l’objet nous met en déroute. Un portable tombe par terre, son propriétaire rigole. Pourtant, l’appareil doit représenter une bonne part du salaire d’un ouvrier.

Le tandem en fait les frais lui aussi; on le laisse dans la rue de nombreuses heures pour systématiquement retrouver du monde dessus. La peinture est rayée, abîmée.

 


Jeudi 25 mai : Couple d’enfer
La pagode d'argent sous l'orage

A Phnom Penh, nous visitons quelques monuments nationaux comme la Pagode d’ Argent, édifice miraculé par le régime Khmer Rouge. Céline est vraiment malade et c’est préoccupant mais arrivés aux urgences de l’hôpital français, on se rend compte qu’il y a plus grave qu’elle. On finit par repartir, tant pis, nous verrons plus tard.

 


Vendredi 26 mai : Un avant-goût des prix vietnamiens
Maison coloniale de Phnom Penh

 

Il devient de plus en plus difficile de transporter le tandem. On essuie les nombreux refus des hôtesses des compagnies routières. Mais avec l’habitude, plus d’affolement. Un petit billet dans la poche du chauffeur finit par tout arranger.

 

Oui, mais pour le passage de la frontière en bus, il nous prend 20 dollars !

 

Cette fois-ci, c’est beaucoup plus cher, mais on n’a pas le choix ! On s’aperçoit après coup qu’il est  Vietnamien : un peuple commerçant dans l’âme…

Dans cet épisode, on a testé pour vous :

- Les criquets salés
- Les araignées grillées. On en a vues mais on n'avait pas le coeur à ça
- Le poulet au curry et à la noix de coco
- La baguette de pain badigeonnée au beurre rance
- Le maïs grillé aux herbes

 

 

DEJA 7433 KILOMETRES et des fessiers bien douloureux

 

La frontière est passée, nous entrons dans le dernier pays du voyage :

le Viêt-Nam...

 Le Viêt-Nam ...