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Mardi 18 avril 2006 : Numero 13, porte-bonheur ou malheur ?
Nous nous engageons sur la route numero 13 qui traverse jungle et montagnes, non sans une certaine apprehension. On s’interroge sur la surete de cette route. Tout comme le site du ministere des affaires etrangeres francais, quelques rencontres nous dissuadent de l’emprunter. Effectivement en 2003, un bus a ete attaque et deux cyclistes canadiens ont trouve la mort dans l’embuscade. Mais depuis, rien…
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Un orage arrive, ce qui nous oblige a nous arreter sous une maison sur pilotis. On se retrouve vite a 25 dont une douzaine de gosses crasseux qui nous observent avec le velo. Le pere nous explique qu’ils sont catholiques.
Decidement, depuis que nous avons quitte la France, notre identite religieuse est un theme aborde par toutes nos rencontres. « De quelle religion es-tu ? » Il n’y a qu’en France qu’on ne pose pas cette question.
Nous repartons. Dans certains villages, nos “sabaïdis” (bonjour) n’obtiennent en retour que des regards froids. Les villageois ont tous des haches et des machettes pour travailler dans la foret : il y a de quoi s’interroger ! |
Que de la montee et peu d’habitations, alors on s’arrete a un « boui-boui » acheter de l’eau et des nouilles. Ils ont le sourire c’est pourquoi on demande s’il y a un endroit pour dormir dans le coin. Il n’y a rien, alors ils nous proposent de dormir chez eux car la route numero 13 n’est pas sure : des gens trainent la nuit sur ses bords et rodent dans les villages. C’est donc plus prudent de dormir a l’abri. |
Cul blanc
Chanh, un des villageois, parle anglais. Il nous traduit ce que disent nos hotes et nous conduit a la douche commune du village ou chacun attend son tour. Il pretend qu’on peut se mettre tout nus : comme nous sommes des “farangs”, on ne nous en tiendra pas rigueur. Mais on n’y tient pas trop et on lui explique qu’en collectivite, les Occidentaux ont aussi leur pudeur. Nicolas pensant avoir ses fesses cachees par sa tunique, change tout de meme rapidement de calecon. Tout le monde se sauve. Quand c’est fini, ils reviennent. Une dame s’exclame : “C’est comme a la tele !" |
On n’est pas medecins !
Il nous emmene a sa case pour nous montrer son fils et sa femme malades. Il veut absolument qu’on lui donne un remede-miracle qui les retablissent. Mais on n’a pas de vermifuge et apparemment, il ne fait pas bouillir l’eau quand il va travailler dans les rizieres, il la boit comme ca. Difficile de lui faire comprendre qu’on n’est pas medecins et qu’on n’a rien pour lui. On trouve tres etrange que Chanh parle l’anglais et ne sache pas qu’il faille toujours bouillir son eau. Nous mene-t-il en bateau ? Fatigues, il nous ramene enfin chez nos hotes.
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Mercredi 19 avril 2006 : T’as pas 100 balles ?
On dort mal, le chien gratte a la porte toute la nuit. A chaque fois qu’il gratte, Celine sursaute pensant que quelqu’un force la porte de la maison.
Ce matin, Chanh nous reclame de vieux habits, mais on a seulement ceux que l’on porte quotidiennement sur nous.
En pleine descente, nous rencontrons Michel (voir les liens), un cyclo-voyageur retraite qui relie Saigon a Lhassa au Tibet.
Il nous donne quelques details sur le relief qui nous attend : ca promet d’etre difficile mais au moins, on sait ou est la prochaine auberge !
Contrairement a la Thailande, c’est partout la jungle et aucun bourg ou endroit pour acheter a manger.
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Regulierement, des hommes armes mais souriants patrouillent sur le bord de la route. Ce sont des Khamous : ethnie des montagnes qui a une predisposition pour l’activite militaire. Ils vivent dans des villages en bambou et sont embauches par le gouvernement pour proteger la route n°13.
Apres 20 kilometres de montee, on passe le col pour nous retrouver dans les nuages : il ne fait que 21 degres, on n’est vraiment plus habitues. Heureusement, voici l’auberge. |
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