Jeudi 20 avril 2006 : Ils sont fous ces Francais !
Ca y est ! Depuis hier, les visages sont chaleureux et c’est une pluie de “sabaïdis”. A notre passage, les enfants se plantent sur le bord de la route main tendue, ils attendent qu’on tape dans leur paume. Quand on se prete au jeu, c’est l’euphorie.
Depuis Song Khan, tous les jours, un violent orage eclate : la saison des pluies est reglee comme du papier a musique ! Dans les villages, on s’abrite sous l’avancee des maisons. Reserves et respectueux, les gosses viennent nous y rejoindre et ne touchent au velo qu’avec les yeux.
|
|
Ca monte, ca monte, on apercoit le village a seulement 500 metres sur la falaise d’en face, mais la route en lacets contourne la montagne et on atteind Poukoun apres plusieurs heures. Surprise ! Voici Ambroise et Benoit, deux Francais en plein tour du monde confortablement assis sur le tandem trois roues (voir les liens) de leur invention ! Guillaume, leur copain les accompagne. On papotte une heure, on se raconte des histoires de cyclo-voyageurs. On avale avec des baguettes une soupe de nouilles accompagnee d’un persil qui a gout de savon.
Parait-il que maintenant on a 40 kilometres de descente, c’est ce qu’on va voir…
|
Effectivement, une forte descente nous attend. Les jantes sont brulantes. Inquiets de rehiterer notre incident jordanien, nous faisons des pauses frequentes.
|
|
Il s’est vu quand il a bu !?
A la nuit tombante, nous voici devant des bungalows au bord d’une source d’eau chaude. Au resto d’a cote, il y a un flic bourre qui chante au karaoke. Il est un peu collant et pince la joue de Celine. Il dit qu’il ne faut pas s’inquieter, ils veillent sur nous. Quand on voit ca, ca ne rassure pas. Son collegue l’emmene cuver. C’est sur, on est bien gardes ! Quand on voit l’equipe de bras casses pour assurer la securite, on a des raisons d’en douter.
|
Vendredi 21 avril 2006 : Téki toi ?
Nicolas est grognon, il a l’impression que ca n’avance pas alors que le relief est bien plus facile que la veille. Son moral est dans les chaussettes quand il voit un couple en velo tout leger, tout propre, nous doubler comme une fleur !
Pour chasser ses idees noires, on s’arrete visiter une grotte. A l’entree, on nous remet des lampes faiblardes. Au debut un homme nous suit, on ne sait pas que c’est un guide, il ne parle pas l’anglais et rien n’est explique. On se pose des questions : Est-ce un guide ou un voleur ? L’imagination travaille surtout quand on s’engage pour 2 kilometres d’obscurite totale ! Dans ces cas-la, on n’est jamais trop prudents et on est tout seuls. Nous aboutissons a un lac souterrain pour une baignade bien fraiche a la lampe frontale. Finalement c’etait pas si mal !
|
|
|