On dort dans un hôtel crasseux où la chambre et les draps sentent la cigarette et dans le couloir, on a l’impression qu’ils circulent à quarante. Sans arrêt du bruit, ils courent, ils crient, ils tapent.
Le soir, dans la salle du restaurant, tout était calme quand un groupe de femmes vietnamiennes est arrivé, et là ? Le ton est monté tout de suite, on ne s’entendait plus, elles parlaient si fort ! De même, qu’un couple thaï, en face de nous, nous a regardé et on eut l’air de penser la même chose.
Et puis, on a beau être au troisième étage, mais on entend quand même les cris des supporters devant le match de foot et du karaoké qui proviennent du sous-sol. Quand on dit que nous sommes Français, les Vietnamiens ne pensent qu’à une seule personne : Zidane, incroyable cet engouement pour la coupe du monde.