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L'EGYPTE DU 16 FEVRIER AU 6 MARS 2006

 Cliquez ici pour voir le chemin parcouru en Egypte


Le 16 fevrier 2006 : L’heure, c’est l’heure
Le port de Nuweiba

 

 

Le bateau doit partir a 22h, mais on embarque qu’a 23h. En fait, ils attendent que les vehicules remplissent la cale : surtout pas de perte ! Ah, ca, on ne peut pas dire qu’ils soient a cheval sur les horaires puisque nous larguons les amarres a 3h37 du matin !

Dans l’attente, on sympathise avec Talal, un Jordanien qui traverse avec nous. Il previent : « Faites attention a vos affaires, ils sont capables de tout, les Egyptiens ! » On connait ce refrain...

Sur le ferry

 

 

 

 

Nous sommes places juste a cote des gilets de sauvetage. Ca rassure un peu Celine, cependant elle n’arrive pas a dormir. Elle dessine pour destresser.

Un homme fait un malaise, il est tout vert et manque d’y rester. Les passagers ne sont pas presses pour appeler le medecin et le medecin ne semble pas non plus presse d’arriver. Pendant ce temps, Nicolas dort.


Quel embarras de debarquer !
Salle des douanes de Nuweiba

 

 

Nous debarquons a Nuweiba a 7h du matin. On pense qu’on a juste un passage rapide pour notre visa et hop, on file roupiller sur la plage... Ben non, la journee n’est pas prete d’etre terminee.

Le tourisme est un des revenus principaux de l’etat egyptien, aussi la lutte antiterroriste est-elle permanente et les controles sont severes. Les douaniers nous font detacher toutes les sacoches du velo pour les passer aux rayons X. Ensuite, dans un grand hall coupe en deux par des bancs, les passagers se pressent pour faire fouiller leurs bagages.


Au voleur !
Debarquement de bagages a Nuweiba

Les policiers, une fois cartons et sacs ouverts, font tout glisser derriere et les gens se precipitent de l’autre cote pour tout recuperer. Dans ce tohu-bohu, les douanes prennent la tente et la sacoche de fringues de Nicolas, ne les ouvrent meme pas, les balancent derriere eux. Ils nous demandent d’ouvrir seulement notre petite sacoche de guidon. Mais voila, pendant ces quelques secondes, nos bagages prennent des pattes ! La tente et la sacoche ont disparu.

 

Celine reste avec le velo et Nicolas part en courant pour voir les chariots de marchandises qui sortent de la gare, regarde tout ce qui rentre dans les soutes de bus et fait le tour des voitures. RIEN.


Mais que fait la police ?

On previent les policiers aux differentes entrees de la gare. Avachis sur leurs chaises, ils haussent les epaules d’un air indifferent. Pour Nicolas, c’est peine perdue, nos bagages sont deja loin. Celine « furaxe », ne veut pas lacher l’affaire : « On ne va pas se barrer comme ca ! Je vais te retourner toute la gare !!! »

 

Un Egyptien conseille d’aller voir directement le chef de la police touristique et d’insister pour qu’il fasse son devoir. Dans le bureau, Nicolas lui dit que c’est aberrant. Que la police fouille nos bagages par securite et pendant ce temps-la, on se fait tout piquer.

 

Le chef requisitionne un civil avec sa voiture, ils partent tous les 3 faire le tour de la ville, s’arretent dans les bars et fouillent jusqu’aux toilettes. Ils interceptent les vehicules sur la route, font ouvrir les sacs...

 


Elementaire, ma chere Celine !

Pigeonnier de Nuweiba

Pendant ce temps, Celine en compagnie de Talal fouille les 3 bus et ce, trois fois.

Talal ayant entendu parler d’un paquet dans un paquet, elle fait decharger toutes les soutes, ouvre tous les sacs suspects.

Quand, dans le dernier bus, le dernier paquet (un enorme carton de television plein de vetements), elle retrouve la sacoche verte et la tente.

Le voleur est tout penaud et se fait reprimander par tous les passagers qui se sont pretes au jeu.

Talal nous demande de pardonner et de ne pas porter plainte : ce n’est qu’un pauvre homme et il risque gros. On a recupere nos affaires, esperons que ca lui serve de lecon !

 


Notre ange gardien

Voila, maintenant, tous les passagers du bateau nous connaissent et n’ont pas bronche quand on a fouille toutes leurs valises. Les bus sont partis avec 3 heures de retard. Ce n’est pas en France qu’on aurait pu faire ca !

 

On quitte la gare maritime un peu sur les nerfs, mais heureux. On cherche un petit coin paisible ou se poser.

Frequemment, on se dit qu’on a un ange gardien qui veille. Sur trois couples de cyclistes qui voyageons en meme temps, on s’est tous fait voler et on est les seuls a avoir tout retrouve.

 

Maintenant, c’est repos au bord d’une mer bleue turquoise sous des palmiers ou paissent les dromadaires.

 

Dromadaire sur la plage de Nuweiba
 L'Egypte suite...